Vérifié au 23 juillet 2026. Les règles et montants ci-dessous proviennent des sources officielles listées en fin d'article. Ils peuvent évoluer : demandez toujours une confirmation écrite applicable à votre situation avant une décision engageante.
Le bon ordre des décisions
Commencez par définir un problème et recueillir des preuves. Formalisez ensuite une offre pilote, estimez vos coûts, vérifiez si votre activité est réglementée. Choisissez seulement à ce stade votre forme juridique, puis réalisez vos formalités. Cet ordre évite de créer une structure avant de savoir ce qu'elle vendra — avec une limite : vous devez disposer d'un cadre légal avant de facturer.
Il n'existe pas de statut « adapté aux neurodivergents »
Votre choix dépend du chiffre d'affaires prévu, de vos dépenses, du niveau de risque, de votre besoin de rémunération et de protection sociale. Orientation générale :
| Forme | Pour quelle situation | Points de vigilance |
|---|---|---|
| Micro-entreprise | Tester une activité avec peu de frais et un risque maîtrisé | Dépenses réelles non déduites ; plafonds ; protection limitée |
| Entreprise individuelle (réel) | Dépenses importantes ou dépassement du micro, sans structure séparée | Comptabilité complète ; cotisations et fiscalité à simuler |
| EURL | Séparer nettement patrimoine personnel et activité, ou accueillir des associés à terme | Statuts à rédiger ; gestion sociale du gérant plus formalisée |
| SASU | Préparer une croissance, des associés, ou un montage justifié par une simulation | Coût social de la rémunération ; pas de protection sans rémunération |
Un simulateur donne une première indication, pas une décision. Demandez un conseil individualisé si vous engagez une épargne importante, cumulez plusieurs revenus, percevez une allocation, ou arbitrez entre ARE, rémunération et dividendes. Exigez une explication écrite des hypothèses retenues.
Micro-entreprise : les chiffres 2026
- Seuils du régime micro-fiscal 2026 : 83 600 € pour les prestations de services et activités libérales ; 203 100 € pour les activités commerciales et d'hébergement (hors exceptions). Des règles de TVA peuvent s'appliquer avant ces seuils.
- Cotisations micro-sociales : 25,6 % du chiffre d'affaires pour une activité libérale non réglementée, hors versement libératoire et autres contributions.
Les dépenses réelles n'étant pas déduites, une activité qui nécessite beaucoup d'achats peut être mal servie par ce régime. La micro convient souvent pour tester une idée, une activité de service peu coûteuse, ou un démarrage progressif.
ACRE, ARCE, ARE : ce qui a changé
- ACRE : depuis le 1er janvier 2026, la demande n'est plus automatique. Elle doit être déposée auprès de l'Urssaf dans les soixante jours suivant le début d'activité, avec le justificatif du Guichet unique.
- ARCE : versement en capital correspondant à 60 % des droits ARE restants, avec une déduction de 3 % au titre des retraites complémentaires, sous conditions.
- ARE ou ARCE ? Le maintien partiel mensuel de l'ARE et le versement en capital ont des effets différents sur trésorerie, retraite, inscription et risque en cas d'échec. Ne choisissez pas le capital parce que le montant rassure : faites calculer les deux scénarios à partir de vos droits réels.
RQTH, Agefiph, AAH
La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé peut ouvrir l'accès à des accompagnements et à certaines aides. Elle n'est pas nécessaire pour créer une entreprise, et ne détermine en rien votre compétence.
- Aide Agefiph à la création ou reprise d'entreprise : jusqu'à 3 000 € au catalogue officiel, ni automatique ni destinée à remplacer tout le financement. Vérifiez conditions, calendrier de dépôt et dépenses éligibles avant d'engager la moindre dépense.
- AAH : vos revenus professionnels peuvent modifier le montant. Demandez une simulation à la Caf ou à la MSA avant de créer, et conservez une réponse écrite.
- Interlocuteurs : Cap emploi et France Travail pour l'orientation ; Agefiph pour les aides liées au handicap ; chambres consulaires, BGE, Adie, France Active selon le projet.
Facturation électronique : le calendrier
À compter du 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront pouvoir recevoir des factures électroniques. Les petites entreprises et micro-entreprises devront les émettre à partir du 1er septembre 2027. Anticipez le choix d'une solution compatible — sans acheter précipitamment un abonnement inutile.
Sources officielles
- Aide Agefiph création/reprise : agefiph.fr (aides financières)
- ACRE / ARE / ARCE : francetravail.fr et service-public.fr (fiche F15252)
- Seuils micro-entreprise : entreprendre.service-public.fr (fiche F23267)
- Comparaison des statuts : entreprendre.service-public.fr (fiche F23844)
- Guichet unique des formalités : procedures.inpi.fr — utilisez exclusivement l'adresse officielle et méfiez-vous des sites commerciaux imitateurs
- Facturation électronique : economie.gouv.fr
- Assurances obligatoires : service-public.fr (fiche F23668)
Règle d'or : ne construisez jamais un budget sur une brochure non datée. Contactez l'organisme, demandez une confirmation écrite applicable à votre situation, et conservez-la.